Ni manipuler, ni se laisser manipuler

Il est utile d’adopter une communication honnête et authentique. Lorsque je me demande comment dire les choses, je finis par conclure : Eh bien, de la façon la plus simple possible. Et pour cela il faut être prêt à susciter des réactions et des rejets éventuels, mais pas certains.
Pour ne pas me faire manipuler, je refuse les présupposés de la part de mon interlocuteur, ceux qui disent que nous partageons les mêmes points de vue, que nous nous comprenons à demi-mot. Je pose des questions pour clarifier les choses, et j’expose mon point de vue à chaque instant. C’est la psychanalyse qui m’a enseigné cela et je continue à m’améliorer dans ce sens depuis des années.

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Les accords toltèques

Ces quelques principes d’une extrême simplicité peuvent faire une immense différence si on se corrige chaque fois qu’on a oublié de les appliquer.
Exemple :

Que votre parole soit impeccable.

C’est-à-dire qu’il faut prendre conscience que ce qu’on n’arrête pas de se dire à soi-même peut devenir à force une vérité : ainsi ne pas se traiter de grosse vache, ne pas dire qu’on est nul. C’est très facile : chaque fois que vous vous surprenez à avoir une parole qui n’est pas impeccable pour vous-même, il suffit de reformuler. Par exemple, au lieu de « Je suis nul » ; « J’ai commis une erreur aujourd’hui ». Idée : demander à vos proches de vous attirer l’attention sur chaque fois que votre parole n’est pas impeccable.

Ne pas faire de supposition.

Vous avez l’impression que quelqu’un a mal réagi à vos paroles, ou qu’on vous fait la tête : eh bien, aussi finement psychologue que vous soyez, vous vous trompez dans 95% des cas. La tête que font les autres et leur humeur ne regarde qu’eux seuls, et il est très improbable qu’ils s’intéressent à vous suffisamment pour que vous puissiez l’influencer. Alors éviter de faire des suppositions va vous éviter de vous prendre la tête. Intéressant non ?

Ne croyez pas tout ce que l’on dit.

L’exemple le plus emblématique est la météo : combien de personnes commencent à se lamenter dès le matin parce qu’ « Ils » disent qu’il va pleuvoir ! Je vous propose l’exercice suivant : ne pas écouter la météo, ou plutôt ne pas laisser le temps qu’il fait agir sur votre humeur. Il va pleuvoir, eh bien, prenez un parapluie. Sachez que la pluie n’a jamais fait fondre personne comme disait ma grand-mère : « Vous n’êtes pas en sucre ».

Ne pas se soucier de la météo est un principe à lui tout seul.